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Le jour où l’on a rencontré Kids United

Le jour où l'on a rencontré Kids United

Le jour où l'on a rencontré Kids United

Samedi matin, huit heures trente. Abidjan est déjà debout depuis longtemps et chacun vaque à ses occupations. Certains font – en une seule journée !  – toutes ces courses qu’ils n’ont pas pu faire pendant la semaine. D’autres, encore, commencent leur week-end. Et puis, enfin, certains mêlent travail et plaisir. Ce qui est, justement, notre cas. Nous voici, donc, en route pour voir ces cinq enfants/chanteurs aux nombreux tubes (« Mama Africa », « Tout le bonheur du monde », etc.) : Kids United.

Récit d’une journée mémorable.

Dans les coulisses

Aux alentours du Palais de la Culture, à Treichville, ce n’est pas encore la foule des grands jours quand nous arrivons. Les premiers spectateurs, qui assisteront au concert prévu dans quelques heures, ne sont pas encore là. Et, ils ne sont pas les seuls. « Ils ne se sont pas encore arrivés », glisse ce jeune membre du staff, entre deux courses, en parlant du groupe. Ils sont sans doute coincés dans les embouteillages qui, eux, ignorent le sens du mot week-end.

Nous nous glissons dans la salle aux sièges rouges, où la lumière n’éclaire que la scène et l’équipe technique qui répète, en attendant l’arrivée des enfants stars. Quelques minutes plus tard, les voilà !

Abidjan la belle

Ils arrivent l’un après l’autre. La benjamine aux longs cheveux blonds, Gloria, dans un ensemble sportswear noir, la brunette Erza en robe blanche et petite veste en jean qui couvre ses épaules, le showman Gabriel, très à l’aise en jean tee-shirt et enfin, les aînés Nilusi, aux cheveux bruns descendant dans le dos, et Estéban, prêt à combattre une éventuelle pluie avec son sweat à capuche gris. Ils sont sous haute surveillance de balaizes aux gros bras et lunettes de soleil. Puis, ils prennent place dans la salle, au pied de la scène. Certains s’amusent comme… des enfants, tandis que d’autres semblent déjà avoir activé le mode « concentration ».

Après un léger imbroglio sur l’heure de l’interview, la séance photo démarre sous un ciel ensoleillé…Avec le quartier d’affaires du Plateau, en arrière-plan. Abidjan s’est faite belle pour les accueillir. « Il doit y avoir de gros animaux », avance Gloria en observant la Lagune. « Oui, y a (il y a) des crocodiles parfois ! », précise le photographe Mathieu. La séance photo terminée, l’interview démarre.

Ambiance bon enfant

Dans une loge transformée en salle d’interview, le groupe, placé en demi-cercle, se plie avec gentillesse à nos questions. Leurs réponses courtes et précises témoignent de l’expérience qu’ils ont déjà emmagasinée. Du haut de ses dix-sept ans, Nilusi reconnaît volontiers « qu’ils voyagent toujours dans de bonnes de conditions pour être en forme les jours de concerts ». Tous ne vont pas à l’école, certains suivent un enseignement par correspondance, mais, pour la timide Erza, les jours où ils ratent les cours « sont rares et, on les rattrape ». De la Côte d’Ivoire, les gamins connaissent les incontournables Magic System et ils ont découvert l’alloco et les grillades. « On a goûté ! », « Oui, on a aimé ! », chacun y va de son appréciation, y compris Estéban jusqu’ici peu bavard qui hésite peut-être sur le nom « alloco » mais pas sur le fait que : « Ce soit bon ! ».

Et s’il y en a un qui n’hésite pas à…faire le show c’est bien Gabriel !

L’adolescent, originaire du Sénégal, à la coupe travaillée, bouge, fait le clown et offre une dédicace à son pays d’origine en évoquant sa chanson préférée « Mama Africa », avant de conclure : « Qu’il faut croire en ses rêves ! ». Et, d’effectuer un magnifique dab pour la route.

Dans quelques minutes, ils donneront deux concerts à cinq heures d’intervalle avant de prendre leur vol, le soir même, pour retourner sur Paris. Ainsi, vivent les Kids United, ces chanteurs déjà pro et qui, malgré tout, n’ont pas perdu leur âme d’enfant.

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